Un guide pratique pour les entreprises, investisseurs et conseillers luxembourgeois qui traitent avec le Brésil. Ce que la convention couvre, ce qu'elle ne couvre pas, et quels impôts brésiliens continuent de s'appliquer.
Contact UsLa convention Brésil-Luxembourg répartit les droits d'imposition entre les deux pays sur les dividendes, intérêts, redevances et plus-values. Elle peut réduire le taux de retenue à la source brésilien pour les bénéficiaires qualifiés. La CIDE, l'ISS et l'IOF sont généralement hors du champ de la convention.
Le Luxembourg est fréquemment utilisé comme plateforme d'investissement vers le Brésil en raison de son réseau conventionnel étendu. Cependant, les autorités brésiliennes appliquent avec rigueur les critères de propriété effective et de substance aux structures luxembourgeoises. La simple interposition d'une entité luxembourgeoise ne suffit pas à garantir les avantages conventionnels.
La convention fixe des taux réduits et répartit les droits d'imposition. Les principales questions pour les structures utilisant le Luxembourg comme intermédiaire vers le Brésil sont présentées ci-dessous.
Depuis le 1er janvier 2026, le Brésil impose les dividendes à 10% pour les non-résidents. La convention peut plafonner ce taux pour les bénéficiaires luxembourgeois qualifiés, sous réserve des critères de propriété effective et de substance.
La convention réduit généralement la retenue brésilienne sur les intérêts en dessous du taux national de 15%. Confirmez le taux applicable et la qualité de propriétaire effectif de l'entité luxembourgeoise.
Les redevances depuis le Brésil attirent l'IRRF plus la CIDE (10%) en droit national. La convention peut réduire l'IRRF. La CIDE et l'IOF (0,38% sur les virements) restent hors du champ de la convention et s'appliquent quoi qu'il en soit.
Les honoraires de services techniques depuis le Brésil vers le Luxembourg peuvent attirer l'IRRF, la CIDE, PIS/COFINS-Import, l'ISS et l'IOF. La convention peut réduire l'IRRF mais n'élimine pas les autres prélèvements.
Le Brésil conserve généralement le droit d'imposer les gains sur la cession d'actions de sociétés brésiliennes selon ses taux progressifs nationaux (15% à 22,5%).
Les autorités brésiliennes examinent attentivement les structures utilisant le Luxembourg. Le bénéficiaire luxembourgeois doit disposer d'une substance réelle et être le propriétaire effectif du revenu pour accéder aux avantages conventionnels.
La CIDE à 10% s'applique aux redevances, transferts de technologie et certains services indépendamment de la convention.
L'ISS à 2% à 5% est un impôt municipal hors du champ de la convention. Il doit être vérifié pour chaque transaction.
L'IOF à 0,38% s'applique aux virements, y compris les paiements de services et redevances, et n'est pas réduit par la convention.
Le Brésil applique strictement les critères de propriété effective et de substance aux structures luxembourgeoises. Une entité sans substance réelle au Luxembourg risque de se voir refuser les avantages conventionnels.
La société brésilienne est responsable de la retenue et du versement de l'IRRF au taux correct. Les erreurs engagent la responsabilité du payeur.
Les impôts brésiliens peuvent ajouter 25% à 40% à un paiement transfrontalier. Confirmez la position conventionnelle avant de convenir d'un prix.
La convention peut réduire la composante IRRF. Confirmez l'article et le taux applicables.
La convention peut réduire l'IRRF. La CIDE et l'IOF s'appliquent quoi qu'il en soit et ne sont pas réduits par la convention.
Cette page est un guide général uniquement et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. L'analyse conventionnelle brésilienne est spécifique aux faits. Demandez un conseil spécifique avant de structurer des paiements transfrontaliers entre le Luxembourg et le Brésil.