Un guide pratique pour les entreprises, investisseurs et conseillers français qui traitent avec le Brésil. Ce que la convention couvre, ce qu'elle ne couvre pas, et quels impôts brésiliens continuent de s'appliquer.
Contact UsLa convention Brésil-France répartit les droits d'imposition entre les deux pays sur des revenus tels que les dividendes, les intérêts, les redevances et les plus-values. Pour de nombreux paiements, elle peut réduire le taux de retenue à la source brésilien en dessous du taux national de 15% ou 25%. Cependant, la CIDE, l'ISS et l'IOF sont généralement hors du champ de la convention.
Les entreprises françaises traitant avec le Brésil se trouvent souvent confrontées à une accumulation de taxes même lorsque la convention s'applique. La classification du paiement — honoraires de service, redevance ou dividende — détermine quel article s'applique et quels impôts brésiliens restent en place. Les exigences de propriété effective et de substance doivent également être satisfaites.
La convention fixe des taux réduits et répartit les droits d'imposition entre la France et le Brésil. Les principales questions pour les entreprises françaises traitant avec le Brésil sont présentées ci-dessous.
Depuis le 1er janvier 2026, le Brésil impose les dividendes à 10% pour les non-résidents. La convention peut plafonner ce taux pour les bénéficiaires français qualifiés selon les seuils de participation et les critères de propriété effective.
La convention réduit généralement la retenue brésilienne sur les intérêts en dessous du taux national de 15%. Confirmez le taux applicable et la qualité de propriétaire effectif du bénéficiaire français.
Les redevances depuis le Brésil attirent l'IRRF plus la CIDE (10%) en droit national. La convention peut réduire la composante IRRF. La CIDE est généralement hors du champ de la convention.
Les honoraires de services techniques du Brésil vers la France peuvent attirer l'IRRF, la CIDE, PIS/COFINS-Import et l'ISS en droit national. La convention peut réduire l'IRRF mais n'élimine généralement pas les autres prélèvements.
Le Brésil conserve généralement le droit d'imposer les gains sur la cession d'actions de sociétés brésiliennes. Les taux progressifs nationaux (15% à 22,5%) s'appliquent sauf disposition contraire de la convention.
Les avantages de la convention ne sont pas automatiques. Le bénéficiaire français doit être le propriétaire effectif du revenu et satisfaire aux dispositions anti-abus de la convention et du droit interne brésilien.
La CIDE à 10% s'applique aux redevances, transferts de technologie et certains services indépendamment de la convention. Elle est supportée par le payeur brésilien en sus du prix contractuel.
L'ISS à 2%–5% est un impôt municipal hors du champ de la convention. Il doit être vérifié pour chaque transaction et localisation.
L'IOF à 0,38% s'applique aux virements et n'est pas réduit par la convention.
La nature du paiement détermine quel article de la convention s'applique et quels impôts brésiliens restent en place. Le libellé des factures et la classification contractuelle sont déterminants.
La société brésilienne effectuant le paiement est responsable de la retenue et du versement de l'IRRF au taux correct. Les erreurs engagent la responsabilité du payeur.
Les impôts brésiliens peuvent ajouter 25% à 40% à un paiement transfrontalier. Confirmez la position conventionnelle et la pile fiscale complète avant de convenir d'un prix commercial.
La convention peut réduire la composante IRRF. Confirmez l'article et le taux applicables avant toute tarification.
La convention peut réduire l'IRRF. La CIDE et l'IOF demeurent quoi qu'il en soit.
Cette page est un guide général uniquement et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. L'analyse conventionnelle brésilienne est spécifique aux faits. Demandez un conseil spécifique à la transaction avant de tarifer ou de structurer des paiements transfrontaliers entre la France et le Brésil.